Passés si près du Graal
Après deux matchs nuls dans le groupe 1 de la phase finale du ‘’Mundial España 82’’, les Lions indomptables affrontent le 23 Juin 1982 à Vigo l’Italie de Dino Zoff considérée comme le favori du groupe.
La phase éliminatoire zone Afrique ayant été menée avec panache, les Lions indomptables ont obtenu la qualification pour la phase finale de la Coupe du monde 1982 en Espagne. Le tirage au sort place le capitaine Thomas Nkono et ses coéquipiers dans le groupe 1 en compagnie de l’Italie, du Pérou et de la Pologne.
L’édition de 1982 marque un tournant pour le football africain puisque le continent a deux représentants au lieu d’un, le nombre de pays participants étant aussi passé de 16 à 24. L’Algérie et le Cameroun sont les plénipotentiaires africains succédant à l’Égypte en 1934, le Maroc en 1970, le Zaïre (aujourd’hui République Démocratique du Congo) en 1974 et la Tunisie en 1978.
Dans le groupe 1 de ce Mundial 1982, le Cameroun fait figure de petit poucet. Ses trois adversaires ont déjà écrit des belles lignes dans l’histoire de la coupe du monde. L’Italie entraînée à l’époque par Enzo Bearzot est une constellation de vedettes : le gardien de buts Dino Zoff est un monument du football mondial. Il est présent dans la Squadra Azzurra (nom de la sélection italienne) depuis 1970. D’abord en concurrence avec Bonisegna, Dino Zoff s’est imposé au fil des années comme une pièce maîtresse de la Squadra Azzurra dont il est le capitaine emblématique. Les défenseurs Claudio Gentile, Gaetano Scirea, Antonio Cabrini, Marco Tardelli sont des durs à cuire ; les attaquants Bruno Conti, Paulo Rossi, Giancarlo Antognini sont virevoltants et inarrêtables. En plus, l’Italie déjà deux fois championne du monde (1934 et 1938) a disputé la finale épique de la Coupe du monde de 1970 perdue face au Brésil de Pelé (4-2). La Pologne s’est découverte en 1974 un destin international. Venant de ce qu’on appelait à l’époque le bloc soviétique, amenée par sa vedette de l’époque Boniek, la Pologne a frappé un grand coup à la coupe du monde de 1974 en Allemagne en se classant troisième après avoir battu dans la petite finale le champion sortant, le Brésil. Le Pérou en Amérique latine est un nom qui compte aux côtés du Brésil, de l’Argentine, de l’Uruguay et du Mexique. Le pays de Cubillas est depuis plusieurs années présent dans les compétitions internationales.
Découverte du grand monde
À côté de ces trois adversaires déjà connus sur la scène internationale, les Lions indomptables du Cameroun ne présentent pas une carte de visite fournie. À peine peut-on y lire trois participations à la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations : 1970, 1972 et 1982. Une troisième place à la Coupe d’Afrique des nations de 1972 jouée à domicile et puis plus rien ! Bien plus, ce n’est pas la grande sérénité dans la tanière des Lions indomptables. Qualifiés pour la phase finale de la coupe d’Afrique des nations de 1982 après dix ans d’absence, ils sont revenus de Libye au mois de mars avec un bilan mitigé : trois matchs en phase de groupe, trois matchs nuls, trois points, ne parvenant pas à se qualifier pour les demi-finales. Le coupable est vite trouvé. Le sélectionneur yougoslave Branko Zutic qui avait brillamment conduit les lions indomptables aux phases éliminatoires est brutalement mis à l’écart. Le Français Jean Vincent est nommé sélectionneur national. Des joueurs clés qui avaient pris une part décisive en phase éliminatoire (Jean Manga Onguené, Martin Maya) se blessent lors des regroupements de préparation. Ils ne seront pas du voyage en Espagne.
C’est donc sans grande conviction et avec dans la tête la maxime olympique “l’essentiel c’est de participer” que les Camerounais embarquent pour l’Espagne. Ils prennent leur quartier à La Corogne. Le 15 Juin 1982, les Lions indomptables affrontent le Pérou au stade Riazor de La Corogne. Pour leur première en coupe du monde, Thomas Nkono et ses coéquipiers résistent et arrachent un match nul vierge (0-0). Au cours de la rencontre, l’arbitre central a refusé un but de Roger Milla. Deuxième sortie des Lions indomptables, le 19 Juin 1982 face à la Pologne. Comme face au Pérou le match se joue au stade Riazor de La Corogne ; comme face au Pérou la rencontre se termine par un score nul et vierge. L’entrée à la coupe du monde est réussie. Le Cameroun n’a pas été ridicule, loin de là. Il a bousculé et déjoué les pronostics. Toutefois il reste un morceau et c’est le plus gros : affronter l’Italie considérée comme le favori du groupe. La rencontre est programmée au stade Balaidos de Vigo le 23 Juin 1982.
L’Italie s’envole vers son 3e titre mondial
Après leur match nul face à la Pologne, les Lions indomptables quittent Corogne pour rejoindre Vigo. Le 23 Juin 1982 pour affronter l’Italie, Jean Vincent aligne comme onze entrant : Thomas Nkono (capitaine) dans les buts, Elie Onana Eloundou, Ephrem Mbom, Ibrahim Aoudou, Michel Kaham, René Brice Ndjeya en défense ; Théophile Abega, Emmanuel Kunde, Jean Pierre Tokoto et Grégoire Mbida au milieu de terrain ; Roger Milla est seul en attaque. Pour la Squadra Azzurra, le sélectionneur Enzo Bearzot a couché sur la feuille de match les noms de : Dino Zoff (capitaine), Claudio Gentile, Fulvio Collovati, Gaetano Scirea, Antonio Cabrini, Gabriele Oriali, Giancarlo Antonioni, Marco Tardelli, Bruno Conti, Francesco Graziani, Paolo Rossi.
Lorsque l’arbitre central le bulgare Bogdan Dotchev donne le coup d’envoi du match dans l’après-midi du 23 Juin 1982, les observateurs notent très vite la stratégie de Jean Vincent : la défensive à outrance. Cette tactique sera décriée tout au long de son reportage par l’envoyé spécial de Radio-France-Internationale (RFI) Gérard Dreyfus. Au vu du déroulement du match les Italiens sont pourtant prenables et les Lions indomptables peuvent tirer leur épingle du jeu. Personne ne comprend la stratégie de Jean Vincent.
Lors de ses deux premières sorties dans cette coupe du monde, la Squadra Azzurra ne s’est pas montrée dominatrice : Italie 0 Pologne 0, Italie1 Pérou 1. Au coup d’envoi de ce dernier match de groupe le 23 Juin 1982, Camerounais et Italiens sont à égalité de points (deux). Le coup est jouable mais Jean Vincent s’entête dans sa stratégie ultra-défensive.
À la 60ème minute, Francesco Graziani ouvre le score pour l’Italie. Une minute plus tard Grégoire Mbida, dans une action éclair et après une déviation d’Aoudou, égalise pour le Cameroun. On croît alors qu’après ce but les Lions indomptables vont passer résolument à l’offensive. Rien n’y fait ! Les consignes du sélectionneur sont claires : il faut préserver le match nu qui pourtant nous élimine.
À la fin de la partie, dans le groupe 1 où la Pologne s’assure la première place deux sélections engagées se retrouvent avec trois points, le Cameroun net l’Italie. L’Italie se qualifie pour les huitièmes de finale grâce à un plus grand nombre de buts marqués. Dino Zoff et ses coéquipiers ont marqué deux buts, tandis que les Lions indomptables qui n’ont marqué qu’un but sont éliminés au 1er tour. C’est dommage ! Thomas Nkono et ses coéquipiers pouvaient frapper un grand coup mais les consignes du sélectionneur les ont empêchés d’aller plus loin. Leurs adversaires du jour vont poursuivre la compétition jusqu’au sacre final. En huitième de finale, l’Italie bat l’Argentine 2-1. En quart de finale elle se débarrasse du Brésil 3-0. En demi-finale elle retrouve la Pologne qu’elle bat cette fois 2-0. En finale l’Italie bat l’Allemagne 3-1 et gagne la Coupe du monde 1982. La troisième de son histoire.
Alfred Nyambelle Iyaoua
Repères
Coupe du monde Espagne 1982.
Groupe 1 : Cameroun, Italie, Pérou, Pologne.
15 Juin 1982 : Stade Riazor de La Corogne, Pérou 0-Cameroun 0
19 Juin 1982 : Stade Riazor de La Corogne, Cameroun 0- Pologne 0.
23 Juin 1982 : Stade Balaidos de Vigo, Italie 1- Cameroun 1.
Last modified: December 23, 2025
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