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sur la réintégration des judokas russes

On était donc en droit de se demander comment cette cohabitation houleuse sera possible en pleine compétition officielle qui dure près d’un mois, la Coupe d’Afrique des nations TotalEnergies Maroc 2025.

Avec Marc Brys, il fallait absolument briser la glace

Par Emmanuel Gustave Samnick

Ce sera comment ? Cette question a taraudé les esprits des observateurs du football camerounais pendant plus d’un an, qui voyaient s’envenimer chaque jour davantage les relations entre le sélectionneur de l’équipe du Cameroun de football et sa hiérarchie directe qui est le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). On était donc en droit de se demander comment cette cohabitation houleuse sera possible en pleine compétition officielle qui dure près d’un mois, la Coupe d’Afrique des nations TotalEnergies Maroc 2025. Car la tension autour d’un match éliminatoire, ça peut encore passer en attendant le prochain match dans deux ou trois mois, mais maintenir le feu allumé pendant un tournoi majeur serait faire harakiri. En fait, après avoir sérieusement terni l’image du Cameroun sur la scène internationale, cette situation lunaire devait seulement s’arrêter, par effacement volontaire de l’un des protagonistes ou alors par son flingage.

Samuel Eto’o, le président de la Fécafoot, réélu haut la main le 29 novembre pour un nouveau mandat de quatre ans, ne pouvait donc plus être la victime expiatoire de ce conflit épique et a logiquement porté son flingue pour briser l’élan de Marc Brys, passé maître dans l’art de défier l’autorité fédérale, dans une arrogance incontrôlable et un mépris rageant des règles élémentaires de bienséance.

Il fallait tourner cette page sombre de l’histoire des Lions indomptables, et elle est tournée depuis le 1er décembre 2025, on l’espère définitivement. C’est un coup de force mais il était nécessaire parce qu’il était urgent que l’ordre règne à nouveau dans la tanière. Le tsunami qui renverse le technicien belge emporte aussi des victimes collatérales : la bande des joueurs dits cadres de la sélection nationale de ces dernières années qui, sous prétexte de souhaiter une accalmie dans les relations Minsep-Fécafoot, avaient pris le risque et la maladresse de tancer publiquement l’exécutif de la Fécafoot par la lecture nocturne d’un mémorandum qui avait tout l’air d’une motion de soutien à leur entraîneur-sélectionneur belge. Vincent Aboubakar, André Onana, Frank Zambo Anguissa et Michael Ngandeu notamment ont été écartés de la liste des joueurs convoqués pour la Can 2025 par le nouveau sélectionneur, David Pagou. Des membres de l’ancien staff technique se retrouvent aussi dans cette charrette des bannis tels que François Omam-Biyik, Idriss Carlos Kameni et Christophe Manouvrier. Sans oublier l’adjoint-totémique de Brys, Joachim Mununga…

« Le triomphe dans la cacophonie ne peut être qu’une rare exception et non un modèle de préparation de la haute compétition. »

Cette purge spectaculaire opérée au sein de l’équipe nationale du Cameroun, à trois semaines du début de la Can, ne garantit rien. Ni le sort funeste que lui prédisent les contempteurs irréductibles de Samuel Eto’o, lesquels souhaitent une élimination précoce des Lions indomptables dès le premier tour de la compétition afin d’avoir du grain à moudre pour vilipender plus vigoureusement l’ancien attaquant du FC Barcelone. Ni la victoire finale des quintuples champions d’Afrique au soir du 18 janvier 2026, comme les fan-clubs du ‘’9’’ le clament à hue et à dia. Qui d’ailleurs peut prédire le résultat d’une rencontre sportive avant qu’elle ne soit jouée, en dehors des marabouts et charlatans qu’aiment à recruter les prévaricateurs de la fortune publique en pareille saison haute ?

Rappelons que la Coupe d’Afrique des nations, depuis 2019, met en scène 24 équipes nationales seniors qui partent toutes avec les mêmes chances de l’emporter. Celle qui finit souvent par être sacrée est celle qui aura produit le meilleur jeu du début à la fin, avec bien sûr un brin de chance. Le triomphe dans la cacophonie ne peut être qu’une rare exception et non un modèle de préparation de la haute compétition. Pour ce qui est de l’équipe du Cameroun, il était impérieux de mettre fin à la cacophonie, d’enlever une épine qui pourrissait le pied dans la chaussure du foot national et d’aller au combat africain avec un groupe uni capable de provoquer la chance, comme les autres participants. Le reste, ce n’est que du sport !

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Last modified: January 30, 2026

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