Ronaldo : « France, Espagne, Argentine et Brésil sont mes favoris »
Le double champion du monde brésilien, dépassé par Messi et Mbappé au classement des buteurs, suit le Mondial en tribune et se confie.
Vingt-quatre ans après le titre de 2002, le Brésil reste en quête d'une sixième étoile. « Pour qu'une équipe soit championne du monde, toutes les autres doivent perdre. Cette disette semblait improbable, mais gagner à chaque fois l'est tout autant. Le Brésil a perdu son statut de favori incontesté, mais il reste l'une des puissances du jeu », explique Ronaldo.
Sur son immense Coupe du monde 2002, après deux ans de blessure : « J'ai été implacable dans ma préparation, car je savais où je voulais aller. Je faisais face à un diagnostic considéré comme irréversible pour mon genou. Ce que j'ai traversé a aussi laissé un héritage pour la médecine du sport. » Sur la finale 1998 perdue contre les Bleus, après son malaise : « Ma plus grande peur était d'être vu comme un gars qui se dégonfle. Je n'avais que 21 ans. La santé mentale était encore un tabou dans les années 1990. »
Sur Zidane, en quart de finale 2006 : « Il a livré une performance exceptionnelle. C'est le meilleur coéquipier que j'ai eu, au Real Madrid. » Sur Carlo Ancelotti à la tête du Brésil : « J'ai une confiance énorme dans son travail. Le management est le facteur principal qui fait la différence aujourd'hui. » Et sur ses héritiers : « Messi est l'un des plus grands de l'histoire. Quant à Mbappé, son style me fait penser à moi à mon apogée. C'est un héritier naturel des légendes du jeu. »
Propos recueillis par Hugo Guillemet (L'Équipe)


