Mercredi 28 octobre 2026Yaoundé, CamerounÉdition en cours : N° 160

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Une-Deux · L'entretien

Teddy Riner : « Quand on a tout gagné, peut-on sortir par une petite porte ? »

Deux ans après ses exploits olympiques à Paris, la star du judo mondial remonte sur les tatamis, plus déterminée que jamais à disputer ses 6es Jeux, à Los Angeles en 2028.

Par Propos recueillis par Sandrine Lefèvre (Le Parisien)N° 151Yaoundé
Teddy Riner, quintuple champion olympique, vise déjà Los Angeles 2028.
Teddy Riner, quintuple champion olympique, vise déjà Los Angeles 2028.

Dans un entretien au Parisien, le judoka français Teddy Riner explique son retour à la compétition, le 16 août à Lima, deux ans après avoir illuminé les Jeux de Paris (allumage de la vasque avec Marie-José Pérec, troisième titre individuel et point de la victoire pour l'équipe de France). « Voilà deux ans que je m'entraîne sans faire de compétition, j'ai envie de savoir où j'en suis et de commencer à prendre des points en vue de la qualification pour les JO », confie-t-il, tout en gardant dans un coin de la tête les Championnats du monde de Bakou (4-11 octobre 2026).

Interrogé sur son corps, à 37 ans, il plaisante : « Quand je regarde les anciens et la façon dont ils se déplacent, je pense que je suis un miraculé. J'ai été épargné, aussi parce que j'ai fait attention. » Aurait-il pu s'arrêter sur le moment euphorique de Paris ? « Ça aurait été un gâchis. Quand on a tout gagné, est-ce qu'on peut sortir par une petite porte ? L'envie est toujours là. Ce qui m'anime, ce ne sont plus les tournois ni les Championnats du monde, mais les Jeux olympiques. »

Devenu une icône du sport français, il l'explique par la sincérité : « Peut-être parce que je suis honnête et que je n'essaie pas de vendre quelque chose. Je suis sur les tatamis et dans les médias comme dans la vraie vie. » Et de rappeler l'esprit de sa Riner Cup, dont la 3e édition se prépare : « Le sport, c'est un moyen de réunir les gens et de faire oublier, le temps d'un moment, les problèmes de la vie. »

Propos recueillis par Sandrine Lefèvre (Le Parisien)

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