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Stéphane Ndzana Ngono : « C'est dans cette pression que nous devons gagner nos matchs »

Après le nul (1-1) de Lekié FF contre 15 de Agosto lors de la 1re journée du tournoi Uniffac, samedi 29 août au stade Ahmadou Ahidjo, l'entraîneur s'est prêté à une conférence de presse aux échanges houleux.

Par André T. EssoméL'Actu Sport N° 1522 septembre 2026Yaoundé
Stéphane Ndzana Ngono, entraîneur de Lekié FF, au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé.

Pendant que FA Msichana de Lubumbashi (RDC), entraîné par le Camerounais Joseph Briand Ndoko, est venu à bout d'AC Colombe du Congo (3-2) pour s'emparer de la tête du classement du tournoi Uniffac qualificatif à la Ligue des championnes de la CAF, Lekié FF était contraint au match nul (1-1) par 15 de Agosto, représentant de la Guinée équatoriale. C'était lors de la 1re journée disputée au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, samedi 29 août 2026. À l'issue de cette rencontre, et avant la deuxième journée décisive, l'entraîneur de Lekié FF a sacrifié à la traditionnelle conférence de presse d'après-match. Des échanges houleux avec les journalistes. Extraits.

Coach, le match opposait le pays hôte, Lekié FF, au tenant du titre, 15 de Agosto. Comment évaluez-vous cet adversaire et comment vous voyez-vous face à d'autres adversaires dans cette compétition ?

L'adversaire d'aujourd'hui n'était pas facile à jouer, mais nous tenions le bon bout, parce que nous avons un peu mieux élaboré le jeu, surtout en 2e mi-temps. Nous savions que c'est le tenant du titre, mais il était question d'arracher les trois points chez nous pour l'avantage du domicile. Ça n'a pas été le cas, mais nous continuons cette compétition pour la 1re place.

Nous pensions que la bête noire, c'est Msichana de Lubumbashi, parce que lui aussi a fait des recrutements au Cameroun, notamment les joueuses avec lesquelles vous avez disputé la Guinness Super League la saison dernière. Mais si déjà au premier match vous trébuchez, est-ce qu'au dernier match ce ne sera pas l'enterrement ?

Aucun entraîneur ne peut faire de prévision de tomber au dernier match. Je crois que nous avons vu la face de l'adversaire d'aujourd'hui et nous allons continuer à jouer pour gagner, comme je l'ai toujours dit. Et je ne crois pas que Msichana soit notre bête noire. Nous n'avons jamais joué contre cette équipe. Nous avons plutôt joué contre Tout-Puissant Mazembe, il y a deux saisons, que nous avons mené à Kinshasa et qui a été tenant du titre cette année-là. Donc nous n'avons pas à réserver nos forces pour une équipe. Nous allons aborder les matchs comme ils viennent.

Quelles étaient les consignes ? Êtes-vous également satisfait de l'apport des nouvelles joueuses que vous avez titularisées, quatre en première mi-temps ?

Les consignes étaient de marquer les buts, parce qu'il faut chercher les trois points ; il faut gagner le match. Et quand nous avons marqué, il fallait défendre. Je crois que nous avons continué à défendre jusqu'aux arrêts de jeu. Et au niveau des recrues, moi, je suis satisfait. C'est une des recrues qui a marqué le but. Et je dis toujours, l'erreur de la dernière minute a été peut-être fatale pour nous.

On a vu une première mi-temps hachée, mais aussi un autre visage en seconde période, malheureusement avec un but encaissé à la dernière minute… Alors, peut-on dire qu'il n'y a pas eu une bonne lecture du remplacement de certaines joueuses ? Parce que, lorsqu'elles sont sorties, on a vu une absence de concentration à Lekié…

Bon ! Moi, je crois que, à la première mi-temps, on découvrait l'adversaire. Les filles n'ont pas compris qu'il fallait continuer à jouer comme d'habitude : ballon aux pieds. Quand on a ramené les filles à l'ordre à la mi-temps, je crois que ça passait déjà mieux. Au niveau des remplacements, je crois que ça n'a rien à y voir, parce qu'on avait remplacé les attaquantes et non la joueuse qui fait la dernière faute, et non le milieu de terrain. Non ! L'erreur n'est pas au niveau de la lecture du jeu. Si la joueuse avait été calme, elle ne faisait pas cette faute, parce que l'autre tournait le dos ; elle la gardait juste.

Il y a aussi eu ce 12e homme qui, certainement, n'a pas aidé, lorsqu'on regarde la fin du match. On se dit peut-être que le fait de recevoir l'Uniffac cette fois-ci nous met sous pression. Vous partagez le même avis ?

C'est normal que nous soyons sous pression, quand nous recevons, parce que chaque pays qui a organisé, c'est son club qui a remporté. On peut avoir cette pression-là, mais nous savons aussi que c'est dans cette pression-là que nous devons gagner nos matchs. L'adversaire d'aujourd'hui a été tenace jusqu'à égaliser, mais je crois que ça ne nous décourage pas.

Coach, est-ce que c'est encore possible de continuer sereinement jusqu'à la qualification ?

Oui, parce que dans les calculs, il est possible que nous ayons notre prochain match contre le Congo et que, face à ce Congo-là, notre vis-à-vis d'aujourd'hui ait son dernier match. Et là, peut-être ce sera dans le goal-average. Mais je ne voudrais pas parler de tout ça ici maintenant. Il faut d'abord chercher à marquer des buts, à gagner des matchs pour pouvoir regarder dans le nombre de buts. Toutefois, avec notre match nul, je crois qu'il y aura ce calcul-là.

Propos recueillis par André T. Essomé

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