Malick Daf : « Pour Colombe, il y a un travail à faire pour la phase de poules »
Le coach de Teungueth FC reconnaît les faiblesses de ses joueurs et souhaite bon vent au champion du Cameroun pour la suite de la compétition.

Coach, nourrissez-vous des regrets à l’issue de cette élimination de votre équipe ? Et s’il y avait des leçons à tirer, quelles seraient-elles ?
D’abord, je profite de l’occasion pour féliciter cette équipe de Colombe, qui s’est qualifiée pour la phase de poules. Oui, je peux avoir des regrets, parce que sur les deux matchs, c’étaient deux équipes qui se tenaient de très près, mais sur des erreurs individuelles, nous avons pris deux buts à l’aller. Et pour le match d’aujourd’hui encore, nous avons fait une mauvaise entame, nous avons pris un but. Mais dans l’ensemble, les deux équipes se tenaient de très près. Comme on dit, le haut niveau n’a pas de surprise ; il faut se concentrer.
Il faut féliciter cette équipe, elle a été très costaude et solide derrière, avec des joueurs très impressionnants. Devant, ils ont un attaquant [Jean Hugues Eyango Priso, ndlr] qui a beaucoup de métier dans ses appels. Et sur les côtés, ce sont des joueurs très explosifs, très percutants. Cette équipe a de l’avenir. Le regret que j’ai, c’est qu’on a fait un match correct mais on a perdu un match aller où Colombe n’a pas été dominateur. Ils ont exploité nos erreurs pour marquer et, à ce match retour, ils ont marqué très tôt pour se libérer, et nous avons couru derrière le score jusqu’à la fin. Et voilà le résultat ! En tout cas, c’est une équipe qui a montré beaucoup de maturité par rapport à son passé. Ils ont éliminé le grand Jaraaf et cette année, ils ont éliminé Teungueth. Il faut accepter cette élimination, féliciter l’équipe qui a gagné, et je leur souhaite bonne chance pour la suite de la compétition !
Au match aller, à domicile, vous encaissez deux buts sans en marquer un. À Yaoundé, vous encaissez un but sans marquer. Peut-on dire que le secteur offensif de votre équipe a été absent pendant ces deux matchs ?
Oui ! Je peux le dire, mais je n’aime pas trop m’appesantir là-dessus. Depuis bientôt quatre ou cinq mois, le championnat n’avait pas démarré. On a démarré notre championnat il y a une semaine. Donc les joueurs ont vraiment manqué d’adversité, avec des matchs amicaux. On a joué notre premier contre Casa Sports en aller et retour. Ce n’est pas normal ! Les pays africains doivent avoir un bon calendrier, avec des matchs d’adversité, pour jouer les compétitions africaines. Mais malgré tout ça, on a quand même eu en face une équipe qui mérite sa qualification, parce que sur les deux matchs, ils ont marqué trois buts et n’en ont encaissé aucun. Et il y a quelques individualités très impressionnantes dans cette équipe. En tout cas, comme je l’ai dit, je suis sportif, je voulais venir pour gagner, pour me qualifier, ce n’est pas fait. Je reconnais la valeur de l’équipe qui est en face de moi et je lui souhaite bon vent pour la suite de la compétition.
Peut-on parler de la supériorité du championnat camerounais sur le championnat sénégalais ?
On ne peut pas parler de supériorité, parce que dans les deux matchs, on ne voit pas la différence. C’étaient des détails ; on a perdu sur des détails. On a pris deux buts à l’aller sur des erreurs individuelles. Au retour, vous avez vu, le match a été équilibré. Même si on était à l’extérieur, par moments on a eu le ballon et par moments aussi, Colombe a eu le ballon. Ils ont été plus réalistes, plus efficaces que nous, ils ont marqué, ils ont été très costauds derrière et ils ont gagné.
C’est une bonne équipe qui possède des individualités, mais il y a encore un travail à faire pour la phase de poules. Au football, tout n’est pas parfait, il y a toujours des choses à améliorer. Tout ce que je peux leur souhaiter, c’est bon vent ! Ils ont gagné, ils sont qualifiés, ils le méritent. Et maintenant, nous allons retourner travailler, nous concentrer sur le championnat, essayer de revenir davantage dans les compétitions africaines, parce qu’on apprend tous les jours. Mais pour la suite, qu’ils sachent bien que le haut niveau ne pardonne pas. Il y a une marge entre le haut niveau et le championnat.
Propos recueillis par André T. Essomé


