Côte d'Ivoire – Allemagne (1-2) : défaite rageante des Éléphants
Après un beau match, les joueurs d'Emerse Faé se sont laissé doubler dans les arrêts de jeu par une Mannschaft clinique.

Menée logiquement jusqu'à l'heure de jeu (1-0, but du capitaine Kessié à la 30e), la sélection germanique a procédé à trois changements offensifs simultanés qui n'ont pas tardé à se montrer payants. Les entrants Nadiem Amiri (centre) et Deniz Undav (reprise de la tête victorieuse) ont apporté l'égalisation (68e), puis la victoire dans le temps additionnel (90+4) quand Undav, trouvé par une longue passe verticale, double la mise en crucifiant le valeureux portier Yahya Fofana.
Le vainqueur a toujours raison, et une pluie d'éloges a accompagné le coup tactique du sélectionneur allemand Julian Nagelsmann. En face, c'est Emerse Faé qui est tancé. Mais que peut-on reprocher au sélectionneur des Éléphants ? Pas grand-chose, si ce n'est qu'il a été trahi par ses joueurs, comme Simon Adingra, servi sur un plateau (88e) par Nicolas Pépé : au lieu de frapper dans les buts grands ouverts, il choisit un contrôle raté et inutile, et est rattrapé par la défense.
Le mauvais choix d'Adingra
Le technicien ivoirien avait pourtant bien joué le coup, effectuant cinq changements par rapport au premier match. Il a notamment sorti Seko Fofana pour Sangaré, afin de verrouiller le milieu. Les faits lui donnent raison en première période : un déboulé de Yann Diomandé, qui a traîné le capitaine Joshua Kimmich, ponctué par un centre que reprend mollement Amad Diallo ; le ballon mal renvoyé revient dans les pieds de Kessié qui ouvre le score.
Mais Singo, placé en piston droit pour exploiter sa vitesse, se blesse à la cuisse. Si Nicolas Pépé donne satisfaction, Guessand et surtout Adingra déçoivent. Heureusement, le dernier match, qui devrait assurer la qualification de la Côte d'Ivoire en 16e de finale, c'est contre le modeste Curaçao. Pourvu qu'Emerse Faé ne soit plus trahi par ses choix.
Ousmanou Labarang



