CAN féminine : le Cameroun bat le Nigeria et file en demi-finale
Sur un coup franc direct de Maeva Nyadjou (19e), les Lionnes indomptables brisent enfin le signe indien face aux Super Falcons (1-0) et se qualifient pour la Coupe du monde 2027.

Enfin, les Lionnes indomptables ont brisé le signe indien face aux Super Falcons du Nigeria, au stade Larbi Zaouli de Casablanca, ce dimanche 9 août 2026. Parti défavorable de par son statut de repêché après son élimination par l'Algérie, le Cameroun s'est imposé (1-0) en quart de finale de la Coupe d'Afrique des nations féminine.
Dans une première période où elles dominaient physiquement, techniquement et tactiquement, les Lionnes ont concrétisé l'unique occasion qui s'est offerte à elles. À la 19e minute, le Cameroun bénéficie d'un coup franc direct à environ 25 mètres. Maeva Nyadjou, la défenseure d'Amazone FAP, se charge de le tirer : la gardienne nigériane, Chiamaka Cynthia Nnadozie, ne parvient pas à toucher la balle aérienne, qui va se loger au fond des filets.
Valentine Nguelé entre dans l'histoire
Le Nigeria se réveille et multiplie les tirs cadrés, mais la portière camerounaise, Michaely Kyria Bihina, est sur toutes les frappes, s'illustrant par des plongeons et des détentes spectaculaires. C'est la femme du match. Et quand arrive le coup de sifflet final, la joie des Camerounais est incommensurable. Le Cameroun a enfin brisé le signe indien qui caractérisait ses rencontres avec le Nigeria depuis 1998 : sur 12 confrontations de CAN, le Nigeria avait battu le Cameroun 11 fois, l'unique victoire camerounaise (1-0) datant du match pour la 3e place de la CAN 2012.
Et l'histoire retiendra que c'est sous l'encadrement technique d'une femme, la Camerounaise Valentine Nguelé, coach de FC Ebolowa champion du Cameroun de la saison 6 — une première dans l'histoire des sélections nationales seniors du Cameroun. Avec cette qualification en demi-finale de la CAN 2026 (le 12 août face au Maroc), le Cameroun se qualifie aussi pour la Coupe du monde de football féminin de 2027, au Brésil.
André T. Essomé



