Luis Enrique : « PSG et Barça se ressemblent »
L’entraîneur du PSG s’est présenté en conférence de presse à Poissy, lundi, veille du match de Ligue des champions contre le FC Barcelone au Parc des Princes. Il a répondu aux questions des journalistes français et espagnols pendant une vingtaine de minutes. Extraits.

Ce Paris Saint-Germain - FC Barcelone arrive très tôt dans la saison de Champions League. Mais est-ce une finale avant l’heure ?
Non, non ! C’est la compétition qui nous permet de jouer ce type de matches. On fait partie des favoris avec le Barça, mais plusieurs équipes peuvent remporter cette compétition.
Arrivez-vous à prendre du plaisir par le jeu produit par votre équipe ?
Bien sûr, je suis fier de ce que je vois, de la façon dont mes joueurs prennent du plaisir à l’extérieur, peu importe le scénario. C’est là que je trouve du plaisir : dans l’identité et la personnalité de l’équipe. C’est joli pour moi en tant qu’entraîneur de voir ce comportement.
Tactiquement, vous pensez à un schéma, mais l’équipe peut proposer quelque chose de différent. Dans quelle mesure attendez-vous de certains joueurs qu’ils changent les choses ?
On prépare ce type de match de la même manière. La Ligue des champions est le plus haut niveau qu’on peut jouer. J’adore voir le FC Barcelone et la manière dont il joue. C’est très joli de voir ce type d’ambition. On se ressemble beaucoup dans ce que nous cherchons. Ils ont beaucoup de qualité collectivement, mais aussi des joueurs très forts. On reste concentré sur ce qu’on peut faire. Je n’attends pas plus que ce qui est habituel. Les joueurs peuvent faire des choses incroyables, mais on n’attend pas ça. On veut contrôler le niveau standard que nous avons dans ce type de match.
Le contexte social est tendu en France et à Paris. Peut-il vous perturber ?
Non. Je ne suis pas la personne pour parler de ce sujet. Je suis ici pour parler de football. C’est clair qu’on n’aime pas ce type de violence. Mais on doit rester concentré sur le match.
Vous êtes privé de Nuno Mendes, face à Yamal… À quel point est-ce dérangeant ?
La meilleure manière de défendre sur Yamal, c’est d’avoir le ballon. Car si tu as le ballon, Lamine ne l’a pas et tu es tranquille. On reste concentré sur ce que nous pouvons faire et pour défendre sur une équipe avec beaucoup de joueurs de qualité. Il faut être attentif et surmonter ça en équipe. Lamine, Raphinha, Cubarsí, Rodri… Ils ont beaucoup de très bons joueurs.
Le Barça a-t-il néanmoins des failles ?
Il n’y a pas d’équipe parfaite. On a la confiance pour affronter le FC Barcelone, mais on sait qu’ils sont en ce moment en train d’améliorer tous leurs résultats. C’est une motivation. C’est une très belle affiche.
Vitinha a dit que le Barça et le PSG sont peut-être les meilleures équipes d’Europe avec le Bayern. Êtes-vous d’accord avec ça ?
Je suis d’accord, mais il y a d’autres équipes : Manchester City, Arsenal, le Real Madrid… La vraie compétition va démarrer en avril, pas maintenant. Ce match est très attirant et compétitif, mais au final, ce ne sont que trois points.
Que pensez-vous de la manière de jouer du FC Barcelone ? A-t-il toujours cet « ADN Barça » ?
Je suis membre du Barça, j’ai été joueur et entraîneur de ce club et j’ai un rapport très étroit avec la Catalogne. Je suis très lié au FC Barcelone, mais je suis l’entraîneur du PSG. Par hasard, on doit affronter le Barça. Au début j’avais du mal, mais je m’y suis habitué. Le Barça joue un beau football, et joue de manière sportive sans donner de coups. J’aimerais gagner demain. J’ai cet esprit compétitif. C’est une motivation majeure pour moi d’affronter le club qui a le plus compté dans ma carrière et où je me suis senti le plus important.


