La controverse sur l’arbitrage a lancé le Clasico
À une semaine du match Barça-Real Madrid en Liga, le coup de coude non sanctionné du Madrilène Arda Güler sur le Sévillan Peque Fernández, lors de la victoire des Merengues (4-1), a donné le ton du choc à venir.

Match éternellement extraordinaire, le prochain Clasico entre le Barça et le Real, programmé dimanche prochain (20 h au Cameroun), a débuté une semaine avant. La large victoire (4-1) des Merengues sur le FC Séville, en effet, n’a pas été préservée d’une nouvelle polémique liée à l’arbitrage.
Alors que Peque Fernández s’accrochait à son maillot, Arda Güler lui a asséné au niveau de la gorge un coup de coude (23e), sans que la foudre de l’expulsion ne s’abatte sur le premier buteur du match (30e). Si l’arbitre de champ avait le dos tourné à l’action sujette à polémique, ses collègues chargés du VAR ne l’ont pas alerté, sans que l’on sache si le geste n’a pas été estimé suffisamment répréhensible ou si les images n’étaient pas assez claires pour en juger.
Interpellé sur l’absence de vérification en bordure de terrain, l’entraîneur sévillan Luis García Plaza a esquissé une controverse en lien avec le futur match au sommet. « Peut-être qu’ils n’ont pas appelé le VAR pour l’agression de Güler sur Peque parce qu’ils (les Madrilènes) auraient eu neuf points (de retard) avant le Clasico en cas de victoire de notre part. »
« Nous savions à quoi nous attendre en venant ici »
Des sous-entendus conspirationnistes prolongés à la télévision par Juan Iglesias, latéral droit plutôt offensif : « C’est ce qu’il y a de plus facile, toujours. Nous savions à quoi nous attendre en venant ici, comment les choses allaient se passer. »
La bataille des mots, évidemment, ne pouvait se dérouler sans José Mourinho pour belligérant. « Personne n’a réussi à me faire voir ce qu’ils disent qui est arrivé, a asséné l’entraîneur du Real en conférence d’après-match. J’ai demandé des images de la télévision, de mes analystes… et je n’ai pu voir sur aucune image les choses dont parle Luis (García Plaza) et qui le dérangent. »
Fait d’un métal rare, un aplomb qui participe à la légende du personnage : le « Special One » est ce lundi matin dans le viseur de Mundo Deportivo, qui rappelle son surnom, « Llourinho » (mot-valise entre le nom du Portugais et le verbe pleurer en espagnol), sobriquet lié à ses sempiternelles plaintes contre l’arbitrage lors de son premier passage au Real.
Source : Vincent Villa, lequipe.fr, publié le lundi 19 octobre 2026 à 12 h 04


